LE PROJET DE nouveau couloir aérien vers Orly  

la réorganisation du trafic aérien
 en île de france

le 3ème AéROPORT parisien




Ce projet
de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC),
découvert par hasard suite à une indiscrétion, permettrait aux avions d’utiliser un nouveau couloir aérien de 7 km de large pour les arrivées par le sud des pistes d’Orly (au lieu du nord précédemment).

Il est lié à l'augmentation du trafic aérien à Roissy, qui nécessite la création d’une 4ème piste et à la fermeture du Centre d’Essais en Vol de Brétigny/Orge, qui a libéré un nouvel espace aérien, précédemment couloir militaire réservé.

L'axe théorique fortement urbanisé utilisé étant, pour les arrivées à Orly face à l'Ouest (par vent dominant d'ouest) : Chartres/Dourdan/Arpajon/Brétigny/St Michel/Ste Geneviève des Bois/Ris-Orangis/Bondoufle/Courcouronnes/Evry/Corbeil/Etiolles/St Germain les Corbeil/Tigery/Combs la Ville/Varenne-Jarcy/Eurodisney/
Verrières/Pontault Combault/Sucy en Brie/Villeneuve St Georges.

Lire la liste des Communes impactées et le calendrier initial des opérations.

Même si ce tracé ne passe pas directement au-dessus d'Epinay, le bruit des avions qui ne connaît pas les limites administratives des communes, est nettement perçu dans notre secteur.
En outre, les survols d’appareils seront plus nombreux, la régulation radar du trafic par les contrôleurs aériens utilisant très largement l'espace du couloir, autorisant même de plus en plus des débordements de celui-ci, pour des motifs "de sécurité".

Depuis quelques mois, nous avons pu constaté la multiplication du nombre d'appareils utilisant ce nouveau tracé, officiellement reconnu en octobre 2000, "expérimenté" pendant quelques mois, selon la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile) , avant d'être éventuellement "pérennisé".

Ce projet provoque un vif émoi en raison des graves nuisances sonores qu'il générerait pour les populations survolées en Essonne (plus de 300 000 personnes touchées) et en Seine et Marne, notamment.

Il a provoqué des réactions massives de rejet des habitants de ces communes, soutenus par  des Elus de toutes tendances et la rédaction de pétitions adressées à Monsieur le Ministre des Transports.
Un grand rassemblement de protestation a été organisé devant la Préfecture de l'Essonne le 28 octobre 2000.
Une délégation d'Élus Essonniens a rencontré le  13 décembre 2000,  le Ministre des Transports, qui a souhaité ouvrir la concertation sur ce dossier.
Lire les mesures annoncées lors de cette entrevue, la position de la Municipalité d'Epinay et la nôtre.

Le 4 février 2001, une seconde manifestation organisée par le C4A (Comité de Coordination des Associations de l'Essonne) a rassemblé plus de 15 000 personnes, défilant sur 6 km jusqu'à l'aérogare d'Orly-Sud.
Particuliers, Élus et Associations 
ont réaffirmé leur opposition à un projet nuisible pour plus de 400 000 Essonniens.
Ils souhaitent être informé, consulté et participer aux décisions.
La concertation
promise par le Ministre des Transports débute mal : une vingtaine d'Élus d'Île de France, en colère ont quitté la salle le 7 février 2001, lors de la 1ère réunion du Comité de suivi qui se tenait en Préfecture de Région (Comité mis en place il y une quinzaine de jours).
Ils ont dénoncé une "concertation bidon" et ont réclamé " le départ de la DGAC de cette commission, qui doit se tenir entre Élus et représentants de l'État, hors du diktat de la DGAC"   
3 contre-projets de tracé, ont été proposés par le C4A, présentant l'avantage d' un survol à plus haute altitude (4 500 m), dans des zones de population moins denses. 

Une réunion importante s'est tenue le 3 avril 2001 à Morsang, à l'initiative du Collectif des Habitants de Morsang contre le projet de couloir aérien.
Elle rassemblait de nombreux Élus de Communes et Habitants du Val d'Orge, le C4A (Comité de Coordination Contre le Couloir Aérien), l'UFCNA (Union Française Contre les Nuisances Aériennes) et des Associations locales, d'Environnement ou de Quartiers du secteur, dont notre Association.
Il a été fait le point sur ce dossier et le principe d'une grande Manifestation a été pris.
La Population doit amplifier encore sa mobilisation contre ce projet.
Lire le compte-rendu de la réunion du 3/4/2001.

Une nouvelle réunion a eu lieu le 23 avril 2001 à Morsang, elle a été consacrée à la préparation de la Manifestation du week-end du 19 - 20 mai 2001 (dates des Journées de l'Environnement).
La date précise et le lieu de rendez-vous seront précisés ultérieurement.
La DGAC (Direction de l'Aviation Civile) a fait de nouvelles promesses au C4A (Comité de Coordination Contre le Couloir Aérien), notamment d'accepter de soumettre un contre-projet plus au sud,  à EUROCONTROL, dont les installations à Brétigny doivent être visitées.
Une remarquable maquette en cours de réalisation par M.POUTIERS du C4A a été présentée à l'issue de cette réunion.
Des cartes IGN détaillées ont été collées sur une grande plaque en polystyrène.
Des ficelles sont fixées à  des bâtonnets de bois (type brochettes à barbecue) qui plantés dans la plaque, matérialisent le tracé du couloir aérien projeté et des couloirs existants, avec leur altitude respective.

L'exposé concret des contraintes aéronautiques, des risques aviaires et des localités susceptibles d'être survolées était fort clair, 
Le couloir concernerait une bande maximale de 15 kms de large.
Le bruit d'un avion à l'altitude de notre secteur (1 200 m) est audible dans un rayon de 3,5 kms.
Une exposition itinérante de cette maquette est prévue ainsi que la réalisation ultérieure d'un CD-ROM 3D (en 3 dimensions).
Une réunion publique a été organisée par la Municipalité avec l'Association Alerte nuisances aériennes le mardi 15 mai 2001 à 20 h 30 à la salle Pompidou à Epinay.
Découvrez qui est cette Association.

La réunion publique du 15 mai 2001, intervenait 5 jours avant la manifestation, organisée par ALERTE Nuisances Aériennes et par l'UFCNA (Union Française contre les Nuisances Aériennes) contre ce projet.
Lire le compte-rendu de cette réunion publique


Notre Association vous a invité à participer massivement, à la manifestation du dimanche 20 mai 2001 à Paris au Champs de mars.
Lire les motifs de cette manifestation.

La manifestation du 20 mai 2001 a rassemblé des riverains, victimes actuelles ou potentielles, des nuisances aériennes, venues essentiellement d'Essonne et de Seine et Marne, touchées directement par ce projet de nouveau couloir.
Les autres départements d'Île de France, étaient eux aussi, présents, pour dénoncer les atteintes quotidiennes à leur tranquillité et à leur santé, de plus en plus fréquentes.

4 délégations se sont rendues à Matignon et dans les Ministères, alors qu'elles avaient demandé, au préalable, une audience et qu'une lettre ouverte avait été publiée :
- à Matignon (elles n'ont pu rencontrer que la Gendarmerie, fort courtoise)
Monsieur le Premier Ministre avait déclaré, pourtant, peu de temps avant, que la lutte contre le bruit, était une priorité d'action de son Gouvernement.
- au Ministère des Transports (reçue)
- au Ministère de l'Environnement (reçue)
- au Ministère de la Santé (reçue)
Les Ministères vont se rapprocher pour examiner les différents aspects de ce dossier.

Les Collectifs des Associations de l'Orge et de St Michel/Orge, ainsi que l'Association Alerte Nuisances Aériennes,  se sont réunies le 12 juin, pour faire le point depuis la manifestation du 20 mai 2001.
Connaître les résultats de cette manifestation.

Pourquoi assiste-t-on à une augmentation des nuisances aériennes ?
Sur le plan juridique, qu'est-il fait ?
LES ASSOCIATIONS sont contre le progrès et s'opposent à tout, sans jamais rien proposer !
Obtenir les réponses à ces questions.

Le Commandant ROGER, Président de l'Association Alerte Nuisances Aériennes, a récemment élaboré avec quelques experts, une proposition alternative de tracé :
Découvrez ses caractéristiques techniques et le calendrier des prochaines réunions.

le ministre des transports, mis à mal par l'ampleur de la mobilisation des habitants, des associations et des élus de l'essonne et du val de marne, qui ont refusé résolument le projet de la dgac, a annoncé : "qu'une solution autre que le projet initial pourra être mise au point et acceptée par tous", (propos rapportés par le journal le parisien du 19 juin 2001).

Cette déclaration est intervenue à l'issue d'une entrevue, qu'il a eue avec le
président du conseil général de l'essonne, lundi 18 juin 2001.
ce dernier a affirmé
"le ministre a pris ses responsabilités, c'est une belle victoire".
Le ministre des Transports a officiellement confirmé, le mardi 19 juin 2001, devant l'Assemblée nationale, le retrait du projet de la dgac, qui avait fait l'unanimité contre lui.

c'est une excellente nouvelle, obtenue grâce à la mobilisation des citoyens responsables, des associations et des élus, résistant à un  projet inique et nuisible pour les populations, élaboré par la dgac, sans aucune concertation.
le succès des 3 manifestations (à la préfecture de l'essonne, à l'aéroport d'orly et au champs de mars, à paris) a été déterminant.
 
les associations, s'estiment satisfaites de ces déclarations, mais ne crient pas encore victoire, beaucoup reste à faire.

Elles vont poursuivre leur travail de présentation de solutions alternatives et les finaliser, tout en demeurant extrêmement vigilantes, pour la suite du processus.

mardi 19 juin 2001, le préfet de seine et marne, avait organisé une réunion à laquelle participaient les représentants des services de l'Etat, les responsables associatifs et les élus locaux.

désormais, il subsiste essentiellement,
2 solutions alternatives, proposées par les associations :
- le projet du C4A (comité de lutte contre le couloir aérien), élaboré par Michel DOUMAX.
- le projet d'alerte nuisances aériennes, élaboré par christian roger.

Il s'agit de 2 tracés différents, mais il n'y a pas d'esprit de concurrence entre leurs rédacteurs ou leurs associations respectives.

le tracé doumax a été le 1er élaboré, il se heurte à un obstacle, lié à la traversée de 2 espaces militaires réservés, dont il faudrait obtenir une modification partielle.

le tracé roger a été ensuite imaginé, afin d'améliorer certaines objections qu'on avait pu porter au premier.
  
ces 2 propositions sont crédibles et demeurent respectueuses des populations.

Une délégation formée d'élus de l'essonne et des associations C4A et Alerte nuisances aériennes a été reçue, le 20 mai 2001, par le président de la république, jacques chirac.
ce dernier a tenu à entendre directement, durant 1 h 30, les principaux intéressés sur cet important dossier, cause d'un intense émoi en essonne et en seine et marne.
Le président s'est félicité de la décision du ministre des transports d'abandonner le projet de couloir de la DGAC (propos rapportés par le député-maire de dourdan, yves TAVERNIER).

Michel DOUMAX  et christian ROGER, présidents respectifs du C4A et d'alerte nuisances aériennes, ont ensuite présenté successivement les solutions alternatives, qu'ils ont élaboré.
l'entrevue s'est déroulée dans une ambiance "sereine et positive".

le député-maire de draveil, georges tron, élu très actif sur ce dossier (également membre du comité de suivi)), a déploré "que la mise en place d'un couloir aérien se déroule sans aucune concertation avec la population".
Il a insisté devant le président de  la république, sur la nécessité d'un projet de loi imposant une enquête publique.

alerte nuisances aériennes a participé à d'importantes réunions, les 8, 9 et 10  juillet 2001 :
- avec la DGAC et les contrôleurs aériens, le 8 juillet
cette rencontre est intervenue à l'occasion du test en simulateur à orly, de la solution alternative présentée par christian roger.
- avec la commission consultative de l'environnement d'Orly (cce), le 9 juillet.
- alerte nuisances aériennes  a présenté, le 10 juillet, à la préfecture de région, son projet de couloir aérien, finalisé, devant eurocontrol et le comité de pilotage.
un pré-rapport,
doit ensuite être remis au ministre des transports, comme il l'avait souhaité.

"un nouveau projet de couloir aérien" a été évoqué début juillet 2001 :
pour éviter toute confusion, voici des précisions ;
Il est indépendant du couloir, dont nous suivons les péripéties, depuis plusieurs mois.
il s'agit ,en fait, non d'un nouveau couloir aérien, mais d'une modification de tracé, concernant les décollages d'orly, d'avions en partance pour l'ouest, l'atlantique et les antilles.
ces appareils décollent initialement vers l'est, mais des écarts fréquents par rapport à la trajectoire théorique, ont été constatés et dénoncés.
les nuisances sonores sont le fait d'avions gros porteurs transatlantiques, souvent anciens et bruyants, environ une vingtaine par jour.
les villes concernées, très urbanisées, sont situées au nord de la forêt de sénart, brunoy, montgeron, yerres et sont à l'origine de la demande.
elles souhaitent que le survol s'effectue plutôt au-dessus de la forêt de sénart
ce projet de légère rectification de tracé a été abordé le 10 juillet 2001 à la commission de l'environnement d'Orly.
des élus de sénart et de quincy, jugeant la méthode employée expéditive, ont craint qu'une décision n'ait déjà été prise avant même qu'on les entendent.
le préfet de région a déclaré "refuser un passage en force de ce projet"  et la commission a voté le report de cette décision au 16 octobre 2001. 


le comité de pilotage du projet de nouveau couloir s'est réuni le 6 septembre 2001.
Il ressort de cette rencontre qu'une solution qualifiée de "compromis" serait envisagée.
LES AVIONS SERAIENT MAiNTENUS à Une altitude de 3 300 m et emprunteraient un tracé situé à 14 km au sud du tracé initial de la DGAC.
Nous attendons plus de détail sur cela. 

Une importante réunion technique d'information s'est déroulée LE 19 septembre 2001 en préfecture de la région île de france.
Y participaient les principales associations concernées par ce projet, les elus de l'essonne et l'organisme privé d'expertise aérienne, eurocontrol, chargé par le ministre des transports de rendre de rendre un rapport sur ses conclusions techniques.

les différents projets ont été examiné; "aucun d'entre eux n'est applicable en l'état", ils réclament tous des modifications.

Il ressort cependant clairement que le projet pressenti qui sera  proposé par eurocontrol à la décision du comité de pilotage le 24 septembre 2001, placerait théoriquement les avions  à 3 300 m, à une quinzaine de kms au sud de l'axe initialement envisagé.

le comité de pilotage du projet de nouveau couloir s'est réuni le 24 septembre 2001 en préfecture de la région île de france
.
le bureau d'études eurocontrol a présenté officiellement La version définitive de son rapport technique final, synthétisé ci-dessous.

les principaux tracés envisagés ont été examinés :

- A/ le tracé initial de la DGAC (à faible altitude sur des zones fortement urbanisées en essonne et en Seine et MARne) ;
il a été officiellement abandonné, suite aux résistances des riverains et des élus (raisons environnementales et difficultés techniques).

- B/ le même tracé mais à plus forte altitude 
possible techniquement, il impliquerait cependant le survol de 400 000 personnes avec les risques conséquents que cela pourrait entraîner !!!

- C/ le contre-projet du c4A présenté par Michel DOUMAX ; accès par le loiret.
il pose le problème du survol de l'espace aérien militaire, impératifs de sécurité et raisons techniques (trajet trop long et bas).
non retenu

- D/ les propositions d'alerte nuisances aériennes (2 variantes); plus au sud du tracé initial de la DGAC et à plus forte altitude.
elles sont d'une application difficile en l'état :
problèmes techniques de pallier au départ et difficultés de régulation radar, implique le déplacement de balises.
nécessité de le décaler le tracé plus au nord.
non retenues

- E/ la solution de compromis proposée par eurocontrol.
Il s'agit en fait d'une solution intermédiaire, élaborée "à l'aide des points positifs des principaux projets" ci-dessus.
techniquement réalisable, Elle respecte correctement l'environnement des populations.
retient certaines propositions du cahier des charges élaboré par l'UFCNA (UNION CONTRE LES NUISANCES aériennes) en terme d'altitude, nombre des populations survolées, descente à vitesse des moteurs réduite, plan de descente finale à 1 200 m. 

Aucune garantie n'est cependant donnée aux associations, aux élus et à la population de l'essonne, sur le respect de l'altitude et du couloir aérien !!!
les contrôleurs aériens autorisent ou prescrivent aux pilotes de plus en plus de "sorties" des couloirs théoriques prévus".
christian roger, président d'ALERTE NUISANCES Aériennes, rejoint par les associations de défense de l'environnement, attend des garanties d'application rigoureuse du tracé.


les Commissions consultatives de l'environnement (cce) des aéroports de roissy et d'orly  se sont respectivement réunies les lundi 15 octobre 2001 et mardi 16 octobre 2001.
ces commissions ont réuni la dgac, eurocontrol, des élus, des représentants des riverains et des associations de défense de l'environnement.
le rôle de ces commissions est de donner un avis consultatif sur les tracés proposés, rappelés ci-dessus étant :
- tracé initial de la dgac légèrement modifié (plus haut)
- 2 versions proposées par les associations C4A et Alerte
  nuisances aériennes.
- version de compromis (synthèse des 3 précédentes) proposée par
   eurocontrol.
lundi 15 octobre : la cce de roissy a rejeté massivement le projet de nouveaux couloirs aériens par 28 voies contre, 14 pour et 6 abstentions.
les associations et élus ont voté contre la création d'un nouveau couloir à orly, qui  vise en réalité à libérer l'accès à la piste N°4 de Roissy.
les élus de seine saint-denis, du val d'oise et de seine et marne, n'ont pas souhaité se prononcer tant qu'ils n'auront pas la garantie du gouvernement de la création du 3ème aéroport du bassin parisien.
certains élus, tels jean-françois copé, maire de meaux, doutent de la réelle volonté politique d'aboutir à cette création et déplorent que le 3ème aéroport n'ait pas été inclus dans les études de couloirs aériens. 
mari 16 octobre : La cCE d'orly,   après un vote, a émis un avis favorable au tracé proposé par eurocontrol par 36 voix pour et 15 contre.

ces réunions sont intervenues alors que des manifestations de mécontentement des riverains, d'association de défense et d'élus aux abords de l'aéroport d'orly, se multipliaient, en réponse au "compromis" d'eurocontrol.
ont voté majoritairement pour ce projet: les maires des municipalités riveraines d'orly (intéressées financièrement par un développement de la plateforme), ainsi que les représentants des compagnies aériennes et les syndicats.
les élus essonniens, des communes situées hors du périmètre d'Exposition au bruit 5PEB) ont demandé un vote contre, à défaut de garanties précises du ministre des transports. 

ils dénoncent le survol envisagé entre dourdan et corbeil, avec le survol des grandes métropoles evry, courcouronnes, à une altitude théorique annoncée de 3300 m.
aucune garantie du respect du tracé et de l'altitude n'a été donnée, actuellement les normes sont déjà largement transgressées a répété yves tavernier, député-maire de dourdan, pourquoi cela changerait-il demain ?
guy malherbe , maire d'epinay/orge, a déploré cet avis qui, bien que purement consultatif pourrait être utilisé par le ministre des transports pour prendre sa décision.
Pareille levée de boucliers est intervenue à Sénart, ville où d'importants projets de développement urbains risqueraient d'être remis en cause par le tracé de couloir aérien. 

mardi 16 octobre 2001 au matin, à l'appel de michel doumax, président du C4A (coordination des associations contre le couloir aérien), dont l'association n'a pas été admise à participer à la CCE (commission consultative dur l'environnement), une opération de barrage filtrant a été engagée aux abords de l'aéroport d'orly.

Une manifestation "escargot" est prévue samedi 20 octobre 2001, sur la N7.


des informations sur une éventuelle extension de l'aéroport d'orly avec la création d'un 3ème aérogare ORLY-EST ont été diffusées dans la presse, à l'approche de la réunion du conseil d'administration d'Aéroport de Paris (ADP) jeudi 18 octobre 2001.
ce développement serait accompagné de la construction à orly d'une gare d'interconnexion entre les tgv sud-est et TGV sud-OUEST.
des transferts de certaines compagnies aériennes (actuellement à roissy) vers orly seraient envisagées (cela étant rendu possible par le désengagement d'air liberté-AOM.
une augmentation des capacités de l'aéroport d'orly seraient attendues, pour trouver une solution à la saturation imminente de roissy, qui de toutes façons ne serait pas résolue à moyen terme (pas opérationnel avant 15 ans) par le 3ème aéroport "parisien", dont le lieu d'implantation est à l'étude.
interrogé par les élus et associations, le directeur d'adp aurait, selon guy malherbe, maire d'epinay/orge, "démenti fermement ces informations, des travaux étant seulement prévus pour l'accueil du public".
même si adp, paraît minimiser la portée de ce projet, "le schéma directeur d'aménagement pour préserver l'aéroport d'orly" sera exposé lors du conseil d'administration d'adp jeudi 18 octobre 2001,  avec les perspectives envisagées pour développer orly et son trafic.  

l'autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (acnusa) a été invitée à donner son avis sur l'ensemble du dossier de réorganisation de l'espace aérien en île de france.
lundi 29 octobre 2001, l'acnusa a déclaré, qu'elle ne pouvait donner un avis favorable au projet de nouveau couloir aérien vers orly.
"le dossier qui lui a été soumis par eurocontrol ne porte que sur des éléments techniques de circulation aérienne, il est indispensable que des arrêtés apportent des garanties minimales  aux populations survolées".
Le président de l'acnusa, roger léron, a indiqué : 
" Pour l'Autorité, le critère essentiel est que moins de personnes soient touchées par un niveau élevé de bruit.
En principe ce devrait être le cas. Mais nous n'avons aucune garantie quant à la réalisation de cet objectif.
C'est la raison pour laquelle nous ne pouvons donner un avis favorable à ce dossier".

les associations de défense des riverains et de lutte contre les nuisances aériennes, c4A et alerte nuisances aériennes, en tête, avaient à maintes reprises, dénoncé avec les élus, ces graves lacunes du dossier.
aucune garantie n'est donnée aux populations sur le respect du projet (tracé, horaires, appareils, altitude, notamment) par la dgac, aéroport de paris (adp) ou les contrôleurs aériens.

M.malherbe, maire d'epinay-sur-orge et conseiller général du canton de longjumeau a déposé devant le conseil général de l'essonne, le 25 octobre 2001 avec le groupe rpr, apparentés et upe, une motion sur le couloir aérien.
des garanties d'application sticte sont demandées, le dossier couloirs aériens doit prendre en compte : 
les réflexions sur la réorganisation des flux aériens, le couloir de départ d'orly face à l'ouest, le 3ème aéroport, des précisions techniques sue les altitudes et les croisements éventuels de couloir, la sécurité aérienne, des sanctions doivent être prévues et les éventuels projets de développement d'orly doivent être présentés.

la portée de cette motion a été diminuée suite à l'amendement présenté au texte initial des groupes ps-pc, adopté par l'assemblée départementale.
mais la motion votée demeure extrêmenent importante et marque nettement la position du département de l'essonne, dont les élus présents au cce d'orly ont voté contre les nouveaux couloirs aériens.   

mardi 6 novembre 2001 a eu lieu dans la tour montparnasse à paris, une importante réunion des principales associations de défense de l'environnement des riverains d'île de france.
Une action concertée  qualifiée "d'union sacrée contre les nuisances aériennes" a été décidée avec les élus des communes voisines des aéroport d'orly, de roissy et du bourget, en préparation de la manifestation parisienne du 10 novembre 2001. 
ils ont insisté sur l'obligation inéluctable de la création du 3 ème aéroport à plus de 100 km de paris et ont rappelé leur choix préférentiel pour vatry (marne).
les avantages de ce site :
- les installations existent déjà et sont conformes aux normes internationales en vigueur.
- une seconde piste peut-être créée sans difficultés majeures.
la densité de population dans un rectangle de 8 km sur 40 km autour de l'aéroport de vatry est 7 habitants/km2,1 390 à roissy et 2 600 à orly.
à orly 450 000 riverains sont potentiellement indisposés par le bruit des avions, à roissy 500 000 et au bourget 400 000.
l'objectif de 480 000 mouvements d'avions, à l'échéance 2015 pour roissy, sera largement dépassé d'ici peu si rien n'est fait; nous étions déjà en  1999 à 470 000 mouvements.
à roissy :
48 millions de passagers/an, trafic en hausse moyenne de 10 %/an (limitation administrative à 55 millions/an, avant les attentats, ce chiffre  devait être atteint en 2003).
à orly :
25 millions de passagers/an. (limitation administraive à 250 000 mouvements d'avions / an).
pour 2020 : 140 millions de passagers sont attendus. 

en île de france : aux heures de pointe, survol d'un avion toutes les 45 secondes.
sans commentaire pour l'impact environnemental sur la population en terme de bruit et de pollution !
un couvre-feu (entre 22 H et 6 H) est réclamé à roissy , il n'existe actuellement qu'à orly.
il a été rappelé la crainte des associations que des projets de développement des capacités aéroports existants (orly et roissy) ne soient préférés au choix du 3ème aéroport.
cela ne peut être accepté par la population francilienne.
des projets de redéploiemeent du trafic aérien sur des aéroports de province (lyon-satolas,nantes et marseille) avec une augmentation des liaisons tgv actuelles ont par ailleurs été avancés par certains élus.

Les Maires et Associations de l'essonne opposées au nouveau couloir aérien se sont regroupés au sein du "forum pour le couloir aérien".
Ils appellent à l'organisation d'un referendum pour le 2 décembre 2001 afin que la population du département se prononce pour ou contre  ce projet.
des contacts ont été pris pour une initiative semblable en seine et marne.
des actions de distribution intensive de tracts se poursuivent (notamment sur la rn 20) et un appel est fait pour faxer en grand nombre ce document au ministre des transports.
la municipalité de linas, représentée par son maire, françois pelletant est particulièrement active.

avant la décision du ministre sur la réorganisation des couloirs aériens et sur le 3ème aéroport :
samedi 10 novembre 2001, dès 14 H, manifestez à paris denfert rochereau !

plus que jamais la mobilisation de tous est impérative :
- pour obtenir des garanties concrètes.
- pour le respect de l'environnement.
- pour la défense de la qualité de vie des franciliens.
- pour la création d'un 3ème aéroport à vatry, à 100 km de paris.
cela est indispensable pour préparer l'avenir;
si rien n'est fait, alors qu'est prévu un doublement du trafic aérien dans les 10 ans à venir, la situation sera infernale pour les nerfs et les tympans des franciliens, avec la saturation d'orly, de roissy.

la manifestation du 10 novembre 2001 s'est déroulée, avec la participation de 12 000 personnes défilant à paris, entre denfert-rochereau et les invalides.
étaient présents, des riverains des aéroports d'île de france (orly, roissy essentiellement), et une délégation de lyon-satolas, accompagnées par les principales associations de défense, d'environnement, avec la présence d'élus (locaux ou régionaux, présence médiatiques de J.P HUCHON, président du conseil régional et D.STRAUSS-KAHN, député de l'oise).

les revendications étaient :
-
rejet des nouveaux couloirs aériens
- couvre-feu à roissy (160 avions y décollent chaque nuit)
- refus de l'extension des aéroports de roissy, du bourget et
  d'orly
- diminution du nombre de mouvements d'avions sur les aéroports parisiens
- demande de création d'un aéroport dans le bassin-parisien, à plus de 100 kms de paris (le site de vatry étant proposé par les associations, la piste de 3860 m existe déjà, la plateforme est conforme aux normes internationales, une réserve foncière de 800 ha est disponible pour une seconde piste). 

Les associations ufcna et advocnar, ont insisté sur le gâchis financier que constituerait le lancement d'un 3ème aéroport, alors que vatry est sous-utilisé actuellement.
un transfert partiel du fret parisien (de nuit notamment), les charters et les pointes saisonnières de trafic, pourraient être dirigées vers vatry.
les délégations de l'essonne revendiquaient l'abandon des couloirs aériens en essonne.

les riverains ont fait part de leur exaspération sur les nuisances aériennes qu'ils subissent déjà pour beaucoup et qui ne pourront que s'amplifier encore dans l'avenir, si rien n'est décidé, avec l'augmentation prévisible du trafic annoncé.
la diminution du trafic aérien est conjoncturelle (liée aux conséquences des évènements du 11 septembre 2001), la tendance structurelle est à une nette progression des mouvements d'avions.

le site du 3ème aéroport parisien a été rendu public par le premier ministre, après réunion interministérielle du jeudi 15 novembre 2001.
sur proposition du ministre des transports, jean-claude Gayssot : ce sera en picardie, à chaulnes (somme).

ce site avait initialement été suggéré au ministre, par maxime gremetz, député PC de la somme.
la commune de chaulnes est située à 125 km de paris, à l'est d'amiens et à l'ouest de saint-quentin (à 30 km).
elle est accessible par les autoroutes a1 et a 29, et est reliée au TGV-nord par la gare d'ablaincourt-pressoirs (à 30 mn).

pour toutes les nouvelles plateformes aéroportuaires, un projet de loi sera déposé début 2002 :
- pour mieux garantir les populations riveraines et prendre en compte les recommandations de l'acnusa (autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires).
- pour améliorer les conditions d'indemnisation des riverains contre les nuisances sonores et une meilleure maîtrise de l'urbanisation autour des aérodromes.
- pour que la création ou la modification de couloirs aériens donne lieu à concertation publique.

le gouvernement a déclaré : "vouloir chercher dans la plus grande concertation les moyens de limiter ou de réduire le trafic nocturne à Roissy, notamment pour le fret aérien, qui pourrait être en partie transféré à Vatry".

une enveloppe de 5 milliards de francs (prêts à taux préférentiels), étant prévue pour le développement des 10 grands aéroports régionaux d'ici 2010.
la mise en service serait entre 2015 et 2020 et le coût estimé serait entre 40 et 60 milliards de francs. 

quelques réactions :
- les associations de défense contre les nuisances aériennes ont émis de sérieux doutes sur les intentions réelles du ministre des transports, qui a ainsi la tutelle d'adp (aéroports de paris).
un programme d'investissement, confié à adp, d'un montant de 20 milliards de francs est prévu, entre 2001 et 2005, pour augmenter les capacités d'accueil d'orly et de roissy,
le ministre prétend officiellement en parallèle, vouloir  diminuer les nuisances aériennes en île de france !
le choix du site de chaulnes ne serait-il pas une subtile manoeuvre pour justifier l'engagement de la liaison ferroviaire entre paris-gare de l'est et roissy, d'un coût énorme (10 milliards de francs), tout en augmentant les capacités d'accueil de roissy et en remettant en cause ultérieurement l'utilité de ce 3ème aéroport dans 15 ans ?
les associations craignent une manipulation des habitants d'île de france, visant à les endormir...

- les associations de riverains de roissy et d'orly, craignent que cette proposition ne soit qu'un leurre, destiné à les calmer avant les élections législatives. une renonciation  est toujours politiquement possible. 
nota : en 1996, le gouvernement d'alain juppé avait choisi pour ce 3ème aéroport le site de beauvilliers (eure et loire), sous la pression des riverains et des écologistes, le gouvernement suivant de lionel jospin, avait remis en cause ce choix.

- le ministre de l'environnement (yves cochet) s'interroge, sur ce projet même s'il s'est déclaré satisfait, dominique voynet (verts) conteste l'urgence et même de l'utilité de cet aéroport.

- le président du conseil régional d'île de france, jean-paul huchon s'est félicité du choix de cet aéroport, en synergie avec roissy.

- la plupart des élus parisiens sont pour, mais parfois avec des réserves, et un scepticisme d'ici 2020 ...

-le député-maire udf d'amiens, gilles de robien, a déploré le choix de ce site, "le moins relié à paris et à roissy, avec la saturation actuelle de l'a1 et du tgv -nord.
nota : il faudrait une nouvelle ligne TGV spéciale" ( coût estimé à 10 milliards de Francs).

- le conseil général de la somme est contre.

- le conseil régional de picardie considère que "cela pourrait constituer une opportunité exceptionnelle et unique de développement économique, mais s'y oppose cependant dans l'immédiat, à défaut de preuve de son utilité et en attendant un referendum régional".
le président charles baur a déclaré : "cet aéroport est un non-sens économique, une opération politique à 6 mois des élections".

- mécontentement des habitants du site (environ un millier de personnes) qui devront partir. Ils insistent sur la disparition de 4 villages rayés de la carte totalement ou partiellement et sur la suppression des terres fertiles sur le plan agro-alimentaire (firme bonduelle présente).


mi-novembre 2001, les présidents des conseils généraux du val de marne et de l'essonne ont rencontré le ministre des transports pour évoquer le projet d'un 3ème aérogare sur orly.

un referendum a été organisé dans 23 communes de l'essonne, le 2 décembre 2001, sur l'initiative de françois pelletant, maire de linas.
ces communes refusent d'accepter l'actuel projet qui leur est soumis (solution intermédiaire élaborée par eurocontrol).

parmi elles figurent : avrainville, bourray-sur-juine, la ferté-alais, lardy, linas, saint-chéron. 

la question posée, rédigée par les associations et les élus hostiles à la création de ces nouveaux couloirs, était : "êtes-vous favorable à la création de nouveaux couloirs aériens pour l'accroissement du trafic aérien en essonne ?".
résultats : non à 98,71 %, avec une participation de 38,79 % (en comparaison, la participation au referendum de septembre 2000 sur le quinquennat était de 31 % en essonne).
ce referendum était purement consultatif, sans valeur juridique officielle.
mais le rejet massif du projet est très révélateur du sentiment des populations consultées, il doit être pris en compte.

le ministre des transports a indiqué par courrier du 7 décembre 2001, adressé à 2 élus de l'essonne, claire-lise campion, sénatrice et yves tavernier, député, que "l'ouverture de ce nouveau couloirs serait accompagnée d'une réglementation stricte de la hauteur et de la trajectoire des avions".
ce tracé serait initialement testé pendant une durée de 6 mois.
la menace de sanctions par la commission Nationale de nuisance est annoncée "pour les compagnies aériennes qui ne respecteraient pas les trajectoires et altitudes définies par les couloirs aériens".
sénart obtiendrait la garantie d'un survol minimal à 2 500 m d'altitude.

position des associations :
ce couloir aérien d'arrivée sur les avions décollant d'orly a un impact pour les appareils en partance qui devront impérativement passer sous ce nouveau couloir.
christian roger, président d'alertes nuisances aériennes, insiste sur le respect des populations et l'exigence de sécurité.

les associations exigent des garanties précises et formelles : 
- pour limiter les nuisances sonores.
- pour faire respecter les alitudes minimales et le tracé du couloir
- pour sanctionner lourdement les compagnies aériennes, mais aussi l'administration responsable du contrôle aérien, en cas de violation des règles.
-le couloir d'approche vers orly est indissociable du couloir de décollage d'orly, dont l'étude a été engagée.
la réorganisation du trafic aérien doit être envisagée dans sa globalité.
sur un sujet aussi crucial, ayant des conséquences sur des centaines de milliers de personnes, il serait regrettable de précipiter les choses par des décisions trop hâtives.

lundi 10 décembre 2001, le ministre des transports a arrêté sa décision concernant ce nouveau couloir aérien d'atterrissage vers orly.

le tracé pressenti proposé par eurocontrol a bien été officiellement retenu :
il se situe à 8 km au sud de la trajectoire du projet initial de tracé de la dgac, soit à environ 17 km au sud d'orly.

l'axe théorique de circulation des avions étant : au nord de dourdan, au sud d'arpajon et de corbeil, puis au dessus de l'aérodrome de melun villaroche.

Pour l'altitude des appareils : stabilisation à 3300 m, début de la descente à 2 km au sud-est de brétigny, puis 2400 m au niveau de melun-villaroche, le plan de descente final étant à 1200 m (plan d'interception final d'approche).
à partir de brétigny, point de départ de la descente, les avions prennent une pente de 5 %, soit une hauteur diminuée de 50 m/km parcouru.
les appareils entrent ensuite dans la phase de régulation-radar avec un espacement de 5 km (en phase précédente de circulation, ils sont distants de 15 km).

leur vitesse d'approche devrait être de mi-vitesse (environ 450-460 km/h)

le nombre d'avions devrait être identique à celui du couloir précédent d'accès remplacé (par le nord d'orly), soit 250 avions/jour, mais ce nombre devrait vraisemblablement être porté à 400 /jour relativement rapidement.

ce nouveau tracé provoque l'inquiétude légitime des habitants du nord-centre-essonne, avec lesquels les essonniens et les associations de défense demeurent solidaires.

le ministre des transports a annoncé la définition de volumes de protections environnementaux, périmètres strictement réservés au trafic aérien.

la définition de ces zones doit intervenir par arrêté ministériel (transports) d'ici juin 2002.

les sanctions financières éventuelles étant prononcées par l'acnusa (au lieu du ministère précédemment) après instruction de la plainte par la Commission Nationale de prévention des nuisances.

les associations déplorent : 
- que la mise en service d'un  couloir aérien soit décidée avant de connaître  le contenu des espaces environnementaux créés.
- que des sanctions ne soient prévues uniquement qu'à l'égard des compagnies aériennes, pas à l'égard de l'administration de la navigation aérienne, irresponsable, même en cas d'erreur flagrante du contrôle aérien autorisant les pilotes à quitter temporairement le couloir.

le ministre des transports a également annoncé que des actions de formation, par des stages de sensibilisation au respect de l'environnement des pilotes et des contrôleurs interviendraient.

en tout état de cause, les associations resteront vigilantes sur l'apport de garantie précises sur le respect des trajectoires, altitudes et variations latérales éventuelles.

calendrier des opérations à venir, pour le couloir aérien des atterrissages vers orly :


la date-butoir de mise en oeuvre du nouveau couloir, prévue initialement
le 21 février 2002, a été reportée d'un mois, soit le 21 mars 2002.

Dans l'Hypothèse où ce calendrier ne pouvait être tenu, pour des considérations d'échéances électorales supérieures, à venir en 2002, ou pour d'autres raisons;
le nouveau couloir ne pourrait être utilisé intégralement pour les grands départs de l'été 2002.
les délais de la procédure réglementaire aéronautique étant impératifs et incompressibles. 

état des discussions en cours, pour le couloir aérien des décollages d'orly :
4 associations associations de défense (dont le C4A et alerte nuisances aériennes, avec leurs experts) font partie d'un groupe de travail sur la redéfinition de ce couloir de décollage.
ce groupe réunit en outre des représentants d'ADP, des pilotes et des contrôleurs aériens.

ce collectif des associations entend proposer une solution présentant moins de nuisances pour les populations survolées en terme de trajectoires et d'altitude.

ce tracé
concerne les avions décollant d'orly face à l'est qui opèrent ensuite un virage pour se diriger vers l'ouest.
les nuisances sont maximales à 11 km du décollage, les appareils effectuant un virage relativemement brusque vers l'ouest peu après le décollage, donc à une altitude assez faible.
l'idée de base est d'allonger la présence des appareils dans l'axe de la piste (d'environ 18 kms) ; ceux-cis atteindraient une altitude plus élevée, avant d'effectuer leur virage.
les contraintes sont assez fortes, ce trafic doit prendre en considération les avions décollant de roissy (départs de charles de gaulle face à l'ouest) et ceux arrivant face à l'est d'orly (couloir opérationnel le 21 mars 2002).

des interférences sont également à gérer avec les trafics de toussus le noble et de villacoublay.

aujourd'hui ces conflits sont gérés individuellement, au coup par coup, par la régulation du contrôle aérien 

les altitudes varient selon les scénarios proposés : à titre d'exemple après la sortie du virage, dans l'axe droit plein ouest, à l'intersection de la N6 et de la N104 (francilienne), près de tigery, les différentes hauteurs vont de 1800 m (projet ADP) à 2600 - 2800 m (projets associations). 

un autre risque de nuisances réside dans la volonté d'adp d'imposer des palliers aux gros porteurs se dirigent vers l'ouest afin qu'ils ne gênent pas les autres appareils (moyen-courriers) décollant d'orly vers le sud.

ces palliers limiteraient la montée des avions et leur utilité est discutée par le collectif sur les plans techniques et sécurité.


une présentation des propositions de ce groupe
de ce groupe de travail a été faite devant le comité permanent de la commission consultative de l'environnement d'Orly (CCE) le 4 mars 2002, devant le préfet de la région île de france.

les 3 options de tracé ont été présentées, une élaborée par ADP et deux par le collectif des associations une version intitulée version "assos sud", l'autre "assos francilienne".

elles sont à étudier plus finement, sur le plan technique.

adp proposerait d'augmenter de 400 m la hauteur de survol appréciée au niveau de la seine, passant de 1400 m à1800 m.
les associations jugent que cela n'est pas sérieux :
cela n'entraînerait aucune diminution significative des nuisances sonores actuelles, déjà perçues par environ 900 000 personnes !
la version assos francilienne, utiliserait l'axe de la N104 (FRANCILIENNE), comme la trajectoire ADP précédente, mais l'altitude serait supérieure de 800 m par rapport au projet d'ADP, le virage des avions après le décollage étant amorcé plus loin.
elle ne survolerait pas directement melun-sénart, légèrement au nord.
les importants projets de développement urbain autour de melun-sénart doivent cependant être pris en compte.
ce tracé passerait au sud de l'intersection N104 (francilienne) et de l'A 105, au nord de melun-sénart, de lieusaint, de tigery, d'etiolles, au nord d'evry, à ris-orangis, au sud de grigny, à ste geneviève des bois et à monthléry.

la version assos sud présenterait le moins de nuisances, elle serait à 1000 m de plus que le scénario d'ADP,
LA trajectoire serai au dessus de l'aérodrome de melun-villaroche (nord de melun), au nord du plessis-picard, à Corbeil, au sud d'evry, à courcouronnes, au plessis-pâté et à linas.
pour chaque scénario doivent être établis :
- le détail des trajectoires
- le chiffre des populations survolées, avec le détail par tranches d'altitudes (0-1000 m, 0-2000 m, 0-3000 m)
- le nombre de vols.
une comparaison objective des nuisances sera ainsi possible.

le collectif des associations a déploré qu'adp n'ait pas joué la transparence, dès le début des discussions sur ce dossier, en n'intégrant pas complètement la réorganisation des flux aériens dans les débats et dans les documents.

les associations ont menacé de ne pas reprendre les négociations tant que des documents et plans actualisés ne leur seraient pas communiqués.

elles regrettent par ailleurs qu'adp se borne à rejeter certaines propositions "impossibles techniquement", sans en apporter la preuve.
les experts techniques du collectif des associations ont présenté des arguments de faisabilité dans leurs dossiers.

ce projet sera soumis au préalable à la CCE (commission consultative de l'environnement) d'Orly et à
l'acnusa (autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires) pour avis. 
les associations entendent aboutir avec la collaboration de leurs experts, professionnels de l'aviation, à une solution réaliste, respectant les impératifs de la sécurité aérienne, générant moins de nuisances pour l'environnement et les populations survolées.

elles exigent qu'adp mette les moyens d'étude nécessaires pour que la faisabilité ou non des propositions et l'impact en terme de nuisances, soient démontrées.
ces moyens l'avaient été lors de l'étude des précédents projets de couloirs de décollage. pourquoi n'en serait-il pas de même ?
l'urgence ne peut être invoquée, étant donné l'importance du sujet.

aucune décision ne sera prise avant l'automne 2002.
les élections approchant, il convient de ne pas froisser par avance les oreilles des électeurs-citoyens !

notre association suit de près ces discussions sur ce couloir, les nuisances au décollage étant évidemment les plus sensibles.
même si le projet décalerait théoriquement un peu au sud de notre secteur, nous demeurons vigilants ; les dérives actuelles que nous pouvons régulièrement constater nous y encouragent d'ailleurs !

le forum contre les nuisances aériennes a lancé une enquête publique d'initiative locale dans de nombreuses communes essentiellement du sud-francilien (mais pas seulement) afin de recueillir l'avis de la population confrontée quotidiennement aux nuisances aériennes.
les citoyens sont invités à venir en mairie noter sur des registres publics leurs observations et à signaler les anomalies de tracé, d'altitudes et de passage nocturne, pour des plaintes auprès de l'acnusa.
pour plus de détails vous pouvez consulter le site du forum (voir nos liens aériens)


une manifestation est organisée dimanche 23 juin 2002 à 13 H par le collectif d'orly et l'ufcna pour la réduction des nuisances aériennes actuelles générées par le trafic d'orly.
De nombreuses associations du sud-francilien appellent à ce rassemblement réclamant un respect de la qualité de vie et une réelle concertation citoyenne sur les projets aériens.
lire le communiqué de presse officiel.
pour plus de détails vous pouvez consulter le site du collectif orly
(voir nos liens aériens)

grave incident aérien survenu à orly lundi 17 juin 2002, observé ensuite au dessus de nos têtes.
lundi soir 17 juin 2002, entre 19 H 23 et 19 H 34, un incident grave  survenu à un avion après son décollage d'orly a causé une vive inquiétude parmi la population de plusieurs communes du nord de l'esssonne.
cet appareil en difficulté a été observé à epinay-sur-orge, notamment au-dessus de la rue pierre brossolette.
l'airbus A330 avait un moteur (sur deux) en feu et volait à très faible altitude (environ 300 m).
le vacarme a attiré l'attention des riverains sur le caractère anormal de la situation, en ce jour de grosse canicule.
fort heureusement tout s'est bien terminé, l'avion à destination initiale de la réunion a pu faire demi-tour, atterrir d'urgence; les passagers et l'équipage sont indemnes.

cet incident nous fait prendre conscience que nous sommes peut-être passés près d'une catastrophe aérienne : l'appareil de la compagnie corsair transportait 342 passagers et 70 tonnes de carburant.

l'incident serait dû à une rupture d'un tuyau d'alimentation en pétrole sous haute pression d'un réacteur.
la surcharge de l'appareil a été évoquée (30 T sur un poids total de 270 T).
l'appareil récent avait pourtant été  entièrement révisé, il y a moins de 3 mois.
une enquête a été ouverte.

il est à noter que cet appareil utilisait le couloir de décollage face à l'est, objet de discussions pour sa modification. (voir ce dossier ci-dessus)
 
christian roger,
président d'alertes nuisances aériennes, collectif d'associations, dont notre association fait partie, nous indique ce qui s'est passé. 
lire l'analyse de cet incident par cet expert aéronautique

Lors de l'assemblée générale de l'Association alerte nuisances aériennes le 17 septembre 2002 est intervenue une importante réorganisation.
Le président christian roger et gaston germain, vice-président techniques ont décidé de créer une structure dénommée observatoire des nuisances aériennes (ONA) distincte de l'association alerte nuisances aériennes (ANA).
Ils ont expliqué les raisons de cette séparation en 2 entités distinctes par la nécessité d'apparaître auprès des décideurs comme des experts techniques indépendants en matière de trafic aérien, leurs actions étant menées par la recherche de solutions techniquement réalisables, présentant des nuisances minimales pour la population, en respectant les conditions impérieuses de sécurité aérienne.
Ils ne pourront pas ainsi être accusés de défendre des intérêts très locaux, la recherche de l'intérêt général devant mener leurs actions .
cette observatoire apparaissant comme un bureau d'études spécialisé apportant ses compétences auprès des élus et des associations contre les nuisances aériennes.

ces derniers mois, les discussions concernant cette réorganisation du ciel aérien et partiiculièrement des couloirs de décollage sont demeurés au point mort.
le gouvernement a décidé concernant le 3ème aéroport d'île de france, dont la création était envisagée, de ne rien décider ! et s'est réservé la possibilité de revoir éventuellement cette question dans 5 ans, pour des considérations supérieures, l'état de nos finances publiques , ne pouvant permettre cette implantation d'un coût énorme.
divers sites avaient été évoqués dont chaulnes, mais ce site picard avait été rapidement par le picard gilles de robien, devenu ministre en charge des transports.
ce site posait également un problème de desserte avec paris et comportait dans son emprise un cimetière militaire avec de nombreux soldats britanniques inhumés. 

le site de vatry largement sous-exploité pourrait servir à développer une activité de fret aérien soulageant (un peu) les aéroports de roissy et d'orly.

 

 
Une délégation de l'Union des Maires de l'Essonne a rencontré mercredi 10 septembre 2003 Monsieur Dominique BUSSEREAU, Secrétaire d'Etat aux Transports.
Le sujet de cette entrevue concerne le  dossier des décollages d'avions d'Orly en configuration face à l'est, Une procédure particulièrement nuisante pour les habitants du secteur du Val d'Yerre.
Une proposition du Secrétaire d'Etat envisagée serait d'augmenter l'altitude des appareils au-dessus de ce secteur.

une manifestation organisée par L'UNION DES ASSOCIATIONS ET DES ELUS CONTRE LES NUISANCES AERIENNES EN ILE DE FRANCE aura lieu dimanche 25 janvier 2004 à 14 H, départ du champ de mars à paris (près de la tour eiffel).
ce rassemblemment vise à dire haut et fort :

HALTE AUX NUISANCES AERIENNES EN ILE-DE-FRANCE !
Notre Association, membre d'alerte nuisances aériennes, collectif des associations contre les nuisances aériennes, vous invite à le faire savoir autour de vous et à venir nombreux manifester pour faire entendre votre grande inquiétude aux pouvoirs publics et décideurs.
cela est primordial pour la qualité de vie et la santé actuelle et future des populations en île de france.
découvrir l'affiche officielle de l'évènement
lire le communiqué officiel de cette manifestation du 25 janvier 2004 à paris


La nouvelle association nuisances aériennes à epinay-sur-orge, que vous avez pu rencontrer lors de la journée des associations d'epinay, début septembre 2004, organise une réunion publique d'information le mercredi 17 novembre 2004 à 20 h 30 (salles annexes 1-2 de la mairie d'epinay).
un point sera fait sur l'impact actuel et prévisible du trafic aérien sur la santé publique particulièrement inquiétant en île de france (cumul des sources de pollutions terrestres et aériennes) .
Il est indispensable et urgent de réagir
pour que des dispositifs permettant de réduire efficacement ces nuisances soient mis en oeuvre avant qu'il ne soit trop tard.
citoyens, associatifs et élus
doivent se mobiliser dans ce sens.

nous incitons à participer à cette réunion de sensibilisation, 

 

SOUTENEZ "ALERTE NUISANCES AÉRIENNES" et rejoignez les associations locales, dont les actions ont eu raison du projet initial de couloir aérien de la DGAC !!

Notre Association suit l’évolution des discussions sur la réorganisation des couloirs aériens, qui concernent la vie quotidienne de la Population, et qui impliquent les Associations de défense, et les Élus, de toutes tendances.

la concertation ne peut être virtuelle, elle doit être réelle !

Nous vous invitons à nous faire part de vos observations et réactions :

 

Consultez nos liens sur ce dossier.

Sur le site de l'Association Alerte Nuisances Aériennes, vous pouvez voir le détail de la solution alternative du couloir de décollage, élaborée par le collectif des Associations.

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